Pour une 2ème année, après quelques heures de route et des centaines de kilomètres, je me suis rendu au Parc de la , aux . Wow ! Tout simplement grandiose !Vue à partir du sommet de Hog's Back, dans les Chic-Chocs, au Parc de la Gaspésie 

Les préparatifs.

VĂ©rification & revĂ©rifications. Est-ce que j’ai tout? , raquettes, vĂŞtements pour diffĂ©rentes conditions climatiques, guitare, lunchs, vin & houblon (pas trop, voyage sportif tout de mĂŞme), poissons & cie pour le repas de 7 personnes dont je suis responsable: les sushis !

Bon… il est 10hrs, je suis prĂŞt ! J’appelle les gars qui devaient quitter Magog vers 9hrs et me ramasser au passage. Toujours pas partis ? Quoi ! Le vĂ©hicule est brisĂ©…? Ah ouin… nous sommes le 1er avril… j’en suis victime une 1ère fois. Dommage que la pluie qui nous accompagne jusqu’Ă  Ste-Anne-Des-Monts est bien rĂ©elle.

Chalet au pied du Mont Albert, Ă  quelques pas du giteOn arrive au chalet, au pied du Mont Albert, et on s’installe. Une “cave” et 2 Ă©tages, l’Ă©lectricitĂ©, un lave-vaisselle… le grand luxe ! Les ravages de la pluie semblent moins graves dans le parc de la qu’ils ne le paraissaient sur la route longeant le fleuve.

Jour #1: la leçon d’humilitĂ©

Au rĂ©veil, on jette un coup d’oeil dehors… il n’a pas neigĂ©. Ça sera une journĂ©e de croĂ»te.

Destination:
ma grosse face, au sommet des Champs de MarsLa montĂ©e se fait, Ă  l’exception des derniers 300 mètres, dans des sentiers boisĂ©s. GĂ©nĂ©ralement pas trop abrupt, on y aperçoit parfois les traces d’une motoneige qui a battue le tracĂ©. On traverse parfois des zones un peu plus dĂ©gagĂ©es qui ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©es en sous-bois pour le ski.

Avant l’arrivĂ©e au sommet, les skieurs de notre groupe qui n’avaient pas de bottes de ski adaptĂ©es aux montĂ©es ont de la difficultĂ© avec leurs pieds: des ampoules se forment dĂ©jĂ .

attention, ne faites pas ça Ă  la maison: skieur professionnel au travailEn descente, la croĂ»te formĂ©e par la pluie /regel de la veille n’est pas assez solide pour supporter notre poids lors des virages, mais assez Ă©paisse pour rendre l’expĂ©rience pĂ©rieuse. Après une descente, on suit une traverse, remonte un peu, puis on se lance dans le sous-bois jusqu’au stationnement, au bas de la montagne. On a beau ĂŞtre venu ici pour skier/rider, mais il y a des limites aux leçons d’humilitĂ©s… N’empĂŞche que le paysage et l’exercice au grand air en vaut franchement le coup et Ă  -5, la mĂ©tĂ©o est plutĂ´t agrĂ©able.

des sushis au Parc de la GaspĂ©sie après une journĂ©e de ski (ou snowboard et raquette)Bon… la journĂ©e de ski Ă©courtĂ©e permet de garder des forces pour les jours suivants et ça tombe bien, il commence Ă  neiger alors ça promet !

Ă€ la soupe… non… aux sushis !

Jour #2: l’hiver, la , la poudreuse

Hog's Back, vu du stationnementWow… un bon 20cm de nouvelle au sol ! On passe au centre d’interprĂ©tation, question d’obtenir les dernières prĂ©visions mĂ©tĂ©o (-10 Ă  -5 et des vents de 20km/h) et bulletins info-avalanches, et on file en direction de . Le vent ne semblait pas si fort, mais une fois Ă  dĂ©couvert, sans les arbres pour nous protĂ©ger, il se fait bien sentir. au sommet de Hog's Back, on enlève les peaux, raquette, et on se prĂ©pare pour la prochaine descenteLa planche fixĂ©e Ă  mon sac Ă  dos semble s’aggriper au vent pour s’envoler avec lui… et m’entraĂ®ner du mĂŞme coup. Les efforts en vallent tout de mĂŞme le coup. Le temps d’enlever les peaux, raquettes, d’enfiler skis, et on saute la corniche pour s’attaquer au champ de poudreuse vierge.

Yeah ! On fait de la poudre dans les champs vierges de Hog's BackYeah ! Ok… ça valait le coup de se faire plaquer par terre par le vent 20 min plus tĂ´t ! Ă€ la fin de la descente, le “sentier des bĂ©nĂ©voles” nous dirige ensuite vers les “lignes d’hydro” presque sans pousser, en glissant. On entreprend la montĂ©e suivante et on trace encore dans la vierge. Nous Ă©tions les seuls sur cette journĂ©e-lĂ  !

Encore de la poudre sur Hog's Back, le monsieur est content !

Skieur sur Hog's Back, distrait dans sa descente par une casquette Ă  gauche devant lui

La corniche a permis de belles envolĂ©es et en plus, avec un terrain en angle, moelleux… c’Ă©tait parfait pour se donner Ă  fond pour les photos.

Envolée d'un skieur à partir de la corniche au sommet de Hog's Back

Aterrissage moelleux sur Hog's Back. Ne tentez pas ceci Ă  la maison: skieur professionnel Ă  l'oeuvreLes revues de ski montrent rarement les atterrissages des sauts spectaculaires… et bien moi, si !

Jour #3: le printemps !

Près de 10cm de nouvelle depuis hier, on annonce entre 0 et +4 degrés, presque pas de vent.

Les couloirs d'avalanches de Hog's Back, vu Ă  partir des Champs de Mars (photo du voyage de l'an dernier)Le Mur des Patrouilleurs figure parmi nos objectifs, mais avec la direction des vent les jour prĂ©cĂ©dent, nous doutons que ce soit un bon choix. Se taper 7.5km d’approche pour se rendre compte que la a Ă©tĂ© soufflĂ©e et qu’il ne reste que de la croĂ»te, c’est un pari trop risquĂ©. Nous retournons sur , mais avec l’intention de se taper les couloirs d’avalanches.

un skieur qui a chaud en montant Hog's Back sur la neige colanteNous entamons la montĂ©e… qui est nettement plus Ă©nergivore que celle d’hier: il fait lĂ©gèrement plus de 0, la colle aux peaux et raquettes et on en traĂ®ne près de 5 cm d’Ă©pais sous nos Ă©quipements.

ArrivĂ© au sommet on rencontre 2 gars, dont Alex, qui faisait partie de l’Ă©quipe de “Ski “, de qui j’ai suivi “Cours d’introduction Ă  la sĂ©curitĂ© en avalanche (AST1)“ en janvier 2008.

cette skieuse fait peur, elle semble vouloir attaquer cette pente avec ses peaux, alpine trekkers et son casque mĂŞme pas attachĂ©On observe, on analyse… La au sommet, au dĂ©part des couloirs d’avalanches, est plutĂ´t “windpacked” et certaines parties de la pente semblent ĂŞtre sur la croĂ»te de pluie/regel. 4 sur 7 dĂ©cident de s’y lancer. Pour nous 3 qui restons en haut et planifions redescendre du cĂ´tĂ© de la crĂŞte (comme la journĂ©e prĂ©cĂ©dente), ça donne l’occasion de prendre de superbes photos, probablement celles qui ont donnĂ© la meilleure reprĂ©sentation de l’ampleur de ce joyaux de l’arrière pays quĂ©bĂ©cois.
superbe paysage d'arrière-pays et descente mémorable sur Hog's Back

un oiseau qui fait le plein de 'power bars', Ă  900m d'altitude sur Hog's BackC’est Ă©trange, Ă  plus de 900 mètres d’altitude, on se croit en pleine nature “sauvage”, mais il suffit de dĂ©baller une “powerbar” et des oiseaux (des pics gris, selon l’identification faite par le biologiste du groupe) arrivent aussitĂ´t. Il y en a mĂŞme un qui est venu manger une miette sur ma tĂŞte.

pas de chairlifts après les couloirs de Hog's Back, on fait du pouce !Pendant que les 4 amis descendent le couloir en direction de la route, oĂą un ambulancier (pas de craintes, c’est la profession d’un de notre gang) va les chercher, mon ami skieur et moi dĂ©coupons la poudreuse au sommet et terminons sur la mouillĂ©e du bas de la pente. Petit lunch, puis on repart pour une autre descente.

Après un test de compression, un “rush Block”, quelques virages… on remonte pour une dernière fois, accompagnĂ© par le soleil de printemps. On s’engage cette fois-ci dans un couloir d’avalanche qui n’a pas Ă©tĂ© tracĂ©. Après 100 pieds, on “fait la poudre” jusqu’aux genoux, dans une pente qui donne dans les 45 degrĂ©s par endroits.

une skieuse sautant une corniche sur Hog's Back

Des moments mémorables:

  • Une trace de soulier dans le riz qui a servi Ă  faire les sushis (dac, j’avoue, le plat de riz refroidissant devant la porte du chalet n’Ă©tait peut-ĂŞtre pas Ă  un très bon endroit)
  • What the f...?C’est quoi ça (photo), qu’est-il arrivĂ© Ă  ce skieur ?
  • Une torpille qui s’enfonce dans la , tĂŞte première, simulĂ©e par un skieur de notre groupe
  • Pas de “nu vite” dans le chalet cette annĂ©e… mais ceux qui y Ă©taient se rappellent de celui de l’an dernier
  • Sur le chemin du retour, lorsque la jeune serveuse aux cheveux blonds et taille fine du “St-Hub” de Rivière-du-Loup demande si on dĂ©sire quelque chose Ă  boire, un gars naĂŻf & innocent lui rĂ©pond “une petite blonde !”. Le gars a mis près de 10 min Ă  comprendre pourquoi ses chums retenaient leur rire pendant le temps des commande des repas.

Bref, superbe trip, avec des partenaires de voyages le fun ! Ă€ la base, ce c’est pas un voyage dispendieux, mais 2 parmi la gang avaient des GPS… grrr… un nouveau besoin de créé chez moi… ça va m’en prendre un ($$$) !

Quelques photos (près de 50) sont disponibles ici.

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