C’est un fait, Microsoft détient actuellement la plus grande pointe de tarte du marché des
- logiciels de bureautique
- systèmes d’exploitations
- navigateurs web
Enseigner aux ados à se servir des produits considérés comme des standards dans l’industrie, ça va de soit. Bien normal que les produits de Microsoft servent à l’apprentissage de nos étudiants québécois.
J’éprouve cependant un profond malaise quand je constate que notre système d’éducation s’appuie presque toujours sur les mêmes technologies. Remarquez que je ne suis vraiment pas “anti-Micosoft”: j’ai récemment acheté (à rabais) Office 2007 pour la maison, j’utilise Office au travail et mon employeur est partenaire de l’entreprise américaine. Toutefois, son oligopole dans les écoles m’agace. Parallèlement à ce que mentionnait Michael, le problème serait le même s’il s’agirait d’autres fabricants.
À cet âge, ces futurs adultes s’adaptent facilement aux technos. Le Ministère de l’Éducation du Québec aurait avantage à préconiser l’apprentissage de différentes solutions logicielles. Le milieu scolaire doit proposer des alternatives à l’éternel Microsoft Office (Word, Excel, Powerpoint…), tel Open Office (Writer, Cal, Impress, Draw, Base…) qui est par ailleurs disponible gratuitement et légalement sur le web. Il faut leur apprendre qu’ils ont le choix et que par exemple, Internet Explorer n’est qu’une des alternatives pour naviguer sur le web: Chrome, Firefox, Safari… vous connaissez ?
Nos écoles doivent-t-elles délaisser Microsoft ? Non, je ne crois pas… quoique cette option pourrait leur permette d’économiser au niveau des coûts d’acquisition de logiciels et de licences d’utilisations. Démontrons à la société de demain qu’elle a le choix et mettons à sa disposition les outils concurrents.
Le milieu scolaire doit s’adapter à la réalité et offrir les alternatives. Ensuite, ce sera aux élèves de choisir s’ils feront leur dissertation avec “Word” ou “Writer”… d’autant plus qu’un document réalisé avec l’un peut être consulté avec l’autre, et vice-versa. Un individu qui a travaillé avec plus d’un outil lorsqu’il n’était pas retissant au changement technologique sera plus enclin à décider intelligemment ce qui correspond à ses véritables besoins et pourquoi pas, à influencer son milieu professionnel. De plus, les ados ouvert à ces alternatives pourront aussi apprendre à leurs parents qu’il est possible d’utiliser un traitement de texte, un classeur et un logiciel de présentation chez soi, tout à fait gratuitement et légalement, sans devoir pirater ou “cracker” MS Office…
Vivement l’indépendance par rapport aux technologies et agissons avant que les habitudes d’adoption des solutions les plus courantes soient déjà adoptées par nos jeunes !
Tags:choix, éducation, Microsoft, Office, Open Office
Bien d’accord avec toi et je fais parti d’une école qui n’offre à ses élèves, système d’exploitation oblige (Solaris de Sun), que Mozilla et Open Office (pour la majorité du personnel aussi, seuls les service fonctionnent dans un environnement Windows). Le seul hic, c’est la formation donnée aux élèves pour sauvegarder correctement les fichiers pour être capable de les utiliser avec n’importe quelle trousse bureautique que ce soit pour Open Office ou pour, dorénavant, Office 2007. Certains paramètres de mise en page (quoique peu significatif dans la majorité des cas) se déforme lorsque lus avec un autre logiciel. Bien des professeurs, heureux de leur faire produire des travaux de natures différentes, sont peu informés voire même peu habiles à manipuler un ordinateur. Donc, ne peuvent transmettre la bonne information et rejete parfois le blâme sur les élèves eux-même ou encore sur le service informatique (à personne unique) de l’école. Ce ne sont jamais de graves problèmes mais ils toujours irritants pour une génération de jeunes pour qui la vitesse est le premier critère de performance. Si c’est trop long, c’est la crise. Pas de leur faute, le monde d’aujourd’hui leur apprend à aller toujours plus vite …
Posted by MarcAntubiotique le 2008-11-06