porter un casque en ski ou en snowboard, une bonne idée !Que le gouvernement songe à obliger le port du casque, c’est loin d’être une surprise. Comme bien d’autres des changements à la loi, la prémisse de ce désir politique repose sur des recommandations des coroners, tel que retrouvé ici et .

Dans les parcs à neige, ça m’apparaît l’évidence même d’avoir obligé le port du casque. Bravo ! Mais contrairement à ce que la légende populaire peut laisser croire, la plupart des blessés ne se retrouve pas nécessairement dans les pistes difficiles et les snowparks.

Les gens se blessent beaucoup dans les pentes faciles. Il s’agit de skieurs/planchistes occasionnels & non-expérimentés. Et oui… ces pentes peuvent occasionner des blessures à la tête, au cou ou à la colonne, il ne suffit que de mal chuter. Lorsqu’on est débutant, même si on ne fait pas de vitesse et on ne va pas dans le bois, ces chute peuvent survenir.

Nous intervenons auprès de blessés parfois bien mal en point. Il arrive que certains d’entre-nous préféreraient même oublier ce qu’ils ont vu, ceux qu’ils ont tenté de secourir. Certes, il y a parfois des décès, mais aussi incidents avec blessures à la tête qui pouvant avoir de graves conséquences à long terme. Un casque ne garantit pas la vie, mais il est indéniable que si ces victimes auraient portés un casque lors de leur chute, ils auraient nécessairement beaucoup plus de chances d’être en vie ou en meilleure condition aujourd’hui… et juste pour ça, je dois concéder que le obligatoire n’est pas idiot.

Bien entendu, plusieurs abonderont dans la démagogie et l’exagération, criant “À quand les clôtures sur les bord des pistes pour empêcher les skieurs/planchistes de frapper des arbres ?“, déviant le débat en accusant le gouvernement de nous infantiliser, ou croyant qu’un casque n’est utile que lorsqu’on se trouve dans des pistes de haut calibre et qu’on fait de la vitesse…

Les casques ont beaucoup évolués depuis les dernières années : plus jolis, plus légers & confortables, plus abordables, on peut même en trouver pour moins de 50$. Même si je ne suis généralement pas favorable à ce que le gouvernement s’émisse dans nos vies en ajoutant des règles & obligations, je dois reconnaître que si tous les skieurs/planchistes porteraient des casques, nous aurions nécessairement beaucoup moins de blessés aux conséquences graves, moins de décès, et ça, ça n’a pas de prix. Du point de vue économique, nous devons aussi admettre que ces blessés engendrent des coûts élevés en occupation des ressources humaines et matérielles de notre système de santé, ce que le réduit nécessairement.

En ce qui concerne le contrôle du , si le règlement est instauré, je présume que ce sera les employés des remontées mécaniques & vérificateurs de billets auront la responsabilité d’en effectuer le contrôle, interdisant la remontée aux clients non-conformes. Du côté des patrouilleurs, nous sensibilisons déjà la clientèle aux bienfaits du depuis nombreuses années. Probablement qu’on nous demandera d’intervenir auprès des clients délinquants, mais personnellement je crois que nous sommes déjà suffisamment occupés avec l’aspect préventif, répressif & gestion de crise de notre travail.

Bref, je crois qu’il est préférable de convaincre les gens d’adopter un comportement intelligent et d’user de jugement. Prendre des risques, d’accord, mais faut savoir les calculer et les limiter. Les obligations, bien que cela soit parfois nécessaire, ce n’est jamais idéal, mais si je dois trancher, je dirai dans ce cas que la fin justifie les moyens, et que je suis pour l’adoption d’une telle loi. Verra-t-elle le jour ?

I never wear a helmet, they don't look cool / I don't like wearing a helmet, it ruins my hair / I won't wear a helmet, it makes me look stupid

Merci à Daniel Lafrenière, qui sur son blog, m’a permis de découvrir ces percutantes images de l’Asia Injury Prevention Foundation (AIP Foundation). Efficace, non ?

Backcountry: éviter le pire (avalanches)

Écri par Dan Plante le 19 November 2008

Se taper une descente euphorique en flottant sur un nuage de poudre blanche… un plaisir quasi-jouisif et difficile à surpasser pour un skieur / snowboarder !

Une peut interrompre abruptement un tel moment d’extase, même au Québec (plus de 26 décès depuis les 30 dernières années).

Avalanche

Pour se conscientiser aux dangers des déplacements en terrains avalancheux, on peut s’acheter un livre, scruter le web ou encore mieux: s’inscrire à l’un des cours du Centre d’ de la Haute-:

  • Introduction CSA 1 : Cours de sécurité en – niveau 1 (introduction sur 2 jours)
  • Introduction AST 1 : skills training – level 1 (intro in English on 2 days)
  • Avancé CSA 2 : Cours de sécurité en - niveau 2 (avancé sur 4 jours)
  • Niveau 1 ACA : Cours professionnel Niveau 1 de l’Association canadienne des avalanches (français)

Lors de mon premier périple aux (, est du Québec, Canada) en 2007, un seul des membres de notre équipe possédait une formation, qui remontait à plusieurs années… je sais, ce n’était pas très brillant. Évidemment, aucun d’entre nous n’avait de pelle, sonde, beeper… rien pour nous donner une chance en cas de problèmes.

Question d’être un peu moins idiot, d’augmenter mon espérance de vie tout en continuant de profiter du plein-air, je m’inscrivis au cours “Introduction CSA 1″.

Comme la formation suivie en janvier 2008 au Massif du Sud était une introduction au sujet destinée aux “débutants”, la matière vue eut pour effet de susciter chez moi plus d’interrogations que de réponses définitives. La formation permet entre autre de s’initier:

  • aux causes, types et comportement des avalanches
  • à la planification des trajets pour réduire les risques, en montée autant qu’en descente (quoique cet aspect m’ait laissé sur ma faim… j’aurais bien aimé approfondir davantage)
  • aux recherches et sauvetages lorsque des gens sont ensevelis par une
  • à se servir du matériel pour effectuer des recherches: pelle, sonde, ARVA (souvent appelé “beeper”), etc… des ateliers pratiques sur le sujet.
  • à mieux comprendre les bulletins de neige du centre d’ (envoyé par courriel 2 fois par semaine en saison)

Somme toute, ce fut deux cent quelques dollars bien investis.

Le plein-air, c’est trippant, mais pour continuer d’en profiter en toute sécurité, offrez-vous un cours qui vous ouvrira les yeux sur les risques des déplacements en montagne et vous permettra de continuer à en profiter longtemps, en sécurité.

Quelques références: